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  • La rédaction

Mac Miller, une certaine idée de la tendresse avec Circles


L’album Circles du rappeur américain Mac Miller sorti le 17 janvier vient balayer l’image du garçon pressé et brut dans son rap de ses débuts, en 2011. Avec ce disque posthume, l’artiste effectue un retour tout en transparence sur sa vie émotionnelle.


Ce sixième album, paraît un an et demi après la mort du jeune homme de 26 ans, décédé le 7 septembre 2018 d’une overdose de cocaïne, d’alcool et de fentanyl, un puissant opioïde. Sur Circles, une chose est sûre, si le titre posthume ne lui avait pas été attribué, il aurait été possible de comprendre à quel point l'artiste était mélancolique à sa simple écoute.

Les titres semblent décrire l'état du rappeur qui travaillait sur le disque jusqu'à sa mort : "Complicated", "That’s on me", "Blue World". C’est Jon Brion, son producteur, qui prendra la suite de pour sortir ces mélodies coûte que coûte en 2020.

Un rythme ralenti, une mélodie entraînante, une voix rock éraflée par le cours de la vie, c'est un Mac Miller en pleine transformation qui se révèle ici. Un style d’écriture nouveau mais également une interprétation différente. On est loin du morceau qui l’a fait connaître, "Donald Trump", une ode à la richesse dans une description grotesque du milliardaire américain.

"That’s on me" est la chanson la plus réussie. Il s'agit d'une ballade jouée au piano, avec une guitare et de doux battements. Il n’en faut pas plus pour ancrer la mélodie en tête, de celles qu’on se surprend à siffloter dans la rue. Beaucoup de de remise en questions, de promesses et d’acceptation parcourent ce morceau cotonneux, plein de grâce. 

Mac Miller exprimer ainsi ses doutes : « Le temps s'écoule lentement. Je me tape la tête contre le mur. Je ne connais personne qui sache où on va tous ».

Le jeune rappeur regrette, rêve et se livre. Dans "Circles", le morceau qui ouvre l’album, il répète sans cesse « Et on ne peut pas me changer, on ne peut pas me changer, non crois-moi, j’ai essayé ». Puis, pendant presque trois minutes, il se délivre en parlant ouvertement de son addiction à l’alcool et aux stupéfiants, qui aura raison de son existence.

Un an et demi après sa mort, c’est un Mac Miller fragile que l’on re-découvre dans cet album et sans doute qu'il avait encore de nombreuses autres facettes de lui-même à nous faire découvrir. « Aujourd’hui je m’envole. Non, non, non ne m’attends pas », chante t-il dans "That’s on me. " Mac Miller flotte aujourd'hui dans un nouvel univers.


Margaux Huchon

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